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Charles X, vu par Guillaume Burkhardt, élève de l'EDIM

Le concert de Charles X m'aura surpris pour deux raisons : n'étant pas un grand amateur de hip-hop (peut-être l'aura t'on compris en lisant ce qui précède), c'est pourtant les morceaux issus de ce style qui m'ont le plus marqué. En effet j'y ai trouvé une certaine originalité, notamment au niveau des samples utilisés, par exemple sur le premier morceau qui faisait sonner des chœurs de voix féminines trafiquées. On y trouvait aussi des ambiances sonores souvent assez sombres voire menaçantes et surtout une section rythmique extrêmement lourde et puissante, à la précision chirurgicale.

Deuxième surprise, le fait que le groupe passait de ce genre d'ambiances très tendues à du r'n'b sirupeux, que j'ai personnellement beaucoup moins apprécié, tant parce qu'elles me touchaient moins que parce que j'avoue que je n'en comprenais pas la démarche. Éclectisme assumé ou schizophrénie? Volonté de célébrer un large panel de musiques afro américaines, ou opportunisme commercial visant à toucher le large public possible ? Pendant le concert, Charles X,

Incontrôlable, s'est jetté dans le public... assis, jusqu'à faire une sorte de dos crawlé sur mes genoux et celui de mes voisins. C'était peut être le moment de lui poser directement la question, mais je n'ai pas saisi l'opportunité... le mystère reste donc entier.

Par Guillaume Burkhardt, contrebassiste en DEM, Jazz