édition 2000

. DIWÂN GNAWA VÉNOUSSIEN
. ALI FARKA TOURÉ
. MAHMOUD GANIA

5 février 2000
Maison des Arts
Créteil

DIWÂN GNAWA VÉNOUSSIEN

BACHIR TEMTAOUI / chant, chekaï (cornemuse) et percussions
LAZHAR TEMTAOUI / guembri et percussions
LAMINE TEMTAOUI / chant et percussions
NOURREDINE KAMICHE / percussions
ALI KEÏTA / balafon
MAJID BEKKAS / chant et guembri
CAMEL ZEKRI / guitare et oud

« Ma relation à ces musiques traditionnelles ainsi que leur pratique m’ont conduit depuis plusieurs années à imaginer la richesse d’une telle rencontre. Cette rencontre Sud-Sud n’est pas née du phénomène de monde qui touche la World music. Elle est une nécessité. Les peuples déracinés ou dominés cherchent la vérité de leur histoire, celle qui n’existe pas dans les livres mais au travers de la culture non complaisante et active que pratique des petits groupes d’initiés. À travers les siècles, le Diwan, les Gnawis et le vénoussien ont évolué sans se connaître. Aujourd’hui, ils ont beaucoup à se dire et à raconter. »
Camel Zekri

ALI FARKA TOURÉ

BACHIR TEMTAOUI / chant, chekaï (cornemuse) et percussions
LAZHAR TEMTAOUI / guembri et percussions
LAMINE TEMTAOUI / chant et percussions
NOURREDINE KAMICHE / percussions
ALI KEÏTA / balafon
MAJID BEKKAS / chant et guembri
CAMEL ZEKRI / guitare et oud

Auteur-compositeur, guitariste, chanteur et… cultivateur, le bluesman malien, Ali Farka Touré, dont les concerts sont des moments rares d’intensité, a montré que le blues a ses racines dans la guitare djerkel et les rives du Niger. Monument de la World music, Niafunké … Il s’inspire de styles et rythmes de sa région, peuls, songhais ou tamasheks, aussi précieux à ses yeux que peuvent l’être l’eau, la lumière ou la terre.
Sa musique est à l’image du Mali, elle est d’une beauté à l’état brut, écrasante, rude et démunie de tout artifice inutile.

MAHMOUD GANIA

BACHIR TEMTAOUI / chant, chekaï (cornemuse) et percussions
LAZHAR TEMTAOUI / guembri et percussions
LAMINE TEMTAOUI / chant et percussions
NOURREDINE KAMICHE / percussions
ALI KEÏTA / balafon
MAJID BEKKAS / chant et guembri
CAMEL ZEKRI / guitare et oud

Les Gnawa du Maroc sont généralement les descendants d’anciens esclaves issus de différentes populations originaires de l’Afrique du sud, du Sahara (Mali, Maurétanie, Sénégal, Niger…). À l’instar d’autres courants du soufisme populaire marocain, ils se sont constitués en confréries, notamment dans les oasis et les villes du sud Marocain comme Marrakech et Essaouira, principal lieu de rassemblement de ses membres et ses adeptes.
Depuis quelques années les Gnawa, tout en conservant la tradition de leur confrérie, s’ouvrent à d’autres pratiques. Constitués en petites formations, ils se produisent sur scène et exercent un attrait considérable sur les musiciens du monde entier et sur un public toujours plus nombreux. Maâlem Mahmoud Gania a enregistré avec Pharoah Sanders, joué avec Carlos Santana à Casablanca, fait sensation lors du Festival d’Essaouira consacré aux Gnaoua, ne cesse de multiplier les expériences sonores avec ses amis musiciens de Jazz et de World music afin de créer la musique de demain.

Programme de la soirée
Afin de respecter le caractère sacré de la célébration nocturne du rituel de possession des Gnawa, la Lila, Sons d’hiver a choisi de programmer la première partie de celle-ci, dite de divertissement. Durant cette partie, très spectaculaire, qui est à la fois un concert musical et une sorte de théâtre épique, archaïque, le maâlem célèbre des ancêtres de la confrérie, des esprits venus de l’Afrique noire et des saints populaires de l’Islam. Les danses et les mimes effectués par les joueurs de crotales ont une dimension cosmique, symbolique et acrobatique.