← RETOUR À L’AGENDA

Billetterie

TEMPS FORT À IVRY-SUR-SEINE

. luke stewart / keir neuringer
+ joëlle léandre

samedi 12 FÉVRIER – 15h30
CENTRE D’ART CONTEMPORAIN D’IVRY – Le CRÉDAC
Performance improvisée de Luke Stewart / Keir Neuringer avec Joëlle Léandre, dans le cadre de l’exposition personnelle de Simon Boudvin, GRAIN (du 15 janvier au 20 mars 2022).

Visite en accès libre

February 12 – 3h30 pm
CENTRE D’ART CONTEMPORAIN D’IVRY – Le CRÉDAC
Improvised performance:
Luke Stewart / Keir Neuringer + Joëlle Léandre
in the context of Simon Boudvin’s solo exhibition, GRAIN.
From January 15 to March 20, 2022.

Free admission to the exhibition

. jOËLLE LÉANDRE / CRAIG TABORN / MAT MANERI

. ELAINE MITCHENER “TRIPTYCHUS”
with Pat Thomas / Reece Ewing

. MOOR MOTHER & DUDÙ KOUATÉ

25€ (tarif pour les 2 jours) 20€ (TP) / 15€ (Abonné Sons d’hiver + TR)

joelle Léandre © m.rodrigues

JOËLLE LÉANDRE / CRAIG
TABORN / MAT MANERI

création

Joëlle LÉandre contrebasse
Craig Taborn piano
Mat Maneri violon

Chacune de ces trois figures de l’improvisation contemporaine a pu jouer avec l’une des deux autres. Pourtant cette rencontre restait inédite. Joëlle Léandre, ferraillant, grattant, lyricisant pour greffer les racines du free jazz africain-américain à l’héritage musical occidental, mériterait le statut d’icône nationale de l’invention bassiste. Mat Maneri et ses constructions aux lumières imparables et décharges zébrées. Craig Taborn, maître de clavier inlassable et ultra puissant. Un trio dont le jeu libre et têtu cherche le choc et la concorde.

ENGLISH VERSION : The three stars of contemporary improvisation have all played with one another at some point, and yet this specific formation had never seen the light of day before. Joëlle Léandre, scrapping and scraping and lyrically bringing together the roots of African-American free jazz and western musical legacy, should be revered as the national icon of bass inventiveness that she is. Mat Maneri is stellar when it comes to crafting gleaming and pulsating tunes, while Craig Taborn powerfully, masterfully, plays the piano. A free, obstinate trio, forever seeking collision and concord.

Elaine Mitchener © Sebastien Bozon

ELAINE MITCHENER “TRIPTYCHUS”
with Pat Thomas / Reece Ewing

commande / création

Elaine Mitchener voix, composition, direction artistique
Pat Thomas piano, claviers, composition
Reece Ewing vidéo

Cette commande inédite passée à Elaine Mitchener remet en jeu la figure du récital piano-voix. Virulente touche-à-tout, Mitchener entremêle ses influences dans une voix couvrant facilement plusieurs octaves pour se rapprocher de l’essentiel. Du microscopique. Le Tryptichus, minuscule gastéropode marin, à sa forme pyramidale influence les déploiements des idées musicales et devient la partition-même de ce trio. « Nature teaches us », dit Mitchener. Son inspiration pousse le récital sur le terrain de la performance vocale, électronique et vidéo-sensible. Régénérant.

en + sur la plateforme

(à venir) Podcast Influences
avec Elaine Mitchener
à écouter en cliquant ici

ENGLISH VERSION : For Sons d’hiver, Elaine Mitchener has created a piece which is bound to renew the art of piano-vocal recitals. Mitchener is energetically and unapologetically into everything, and she mixes all sorts of influences to create a multi-octave musical performance bringing her closer to the heart of what truly matters. Little things. Microscopic things. The Tryptichus, a tiny sea gastropod, has influenced through its pyramidal shape the way musical ideas are structured and the way they unfold within the trio. “Nature teaches us”, according to Mitchener. Her inspiration turns the recital into a vocal performance of sorts, with electronical and video-sensitive elements. Quite a regenerating experience.

Moor Mother © UV Lucas

MOOR MOTHER
& DUDÙ KOUATÉ

inédit

Moor Mother voix, électronique
Dudù Kouaté voix, flûtes, percussions

Deux des trublions de l’Art Ensemble Of Chicago, version actuelle. Deux allumeurs de mèche, deux chamans version 2021, intenses, pluriels et indéboulonnables. Ce duo replace sa musique dans l’urgence patiente des rituels. Dudù Kouaté, ancré dans de multiple traditions musicales, sait aussi la nécessité d’une modernité en action. Moor Mother, tête de pont pyromane de la scène de Philadelphie et du free jazz collective avec Irreversible Entanglements, porte l’engagement au-delà de la scansion free, de la noise et du rap pour fasciner l’oreille, au sens premier.

ENGLISH VERSION : Two troublemakers from the current Art Ensemble of Chicago present their current creations – these 2021 shamans shine a light. In fact, they light a fire, and prove how truly intense, multi-faceted, unrivaled they are. The duo makes its music within the patient urgency of rituals. Dudù Kouaté, who is anchored in multiple musical traditions, also knows how crucial it is to be modern and to make it known. Moor Mother, a major figure regularly setting the Philly scene on fire with his free jazz collective Irreversible Entanglements, takes free scansion, noise and rap to a whole new level, and it’s fascinating – in the strongest sense of the word.

table ronde

samedi 12 FÉVRIER – 17h30
THÉÂTRE ANTOINE VITEZ – SCÈNE D’IVRY
There is a balm in gilead* ou La musique comme baume ?.
Rencontre animée par l’anthropologue Alexandre Pierrepont, enregistrée en public et diffusée en podcast sur La Plateforme.
L’artiste Moor Mother confiait récemment encore au journal Libération à propos de son dernier album solo : « Je crois au pouvoir du son et j’essaie de faire quelque chose, d’édifier. Pour moi, cet album a des vertus apaisantes, curatives, j’espère que les gens vont pouvoir s’accorder à ça ». Ces propos renvoient évidemment au fameux « Music is the healing force of the universe » d’Albert Ayler, mais il y a tant d’autres musicien-e-s à avoir attesté des mystérieux pouvoirs de la musique… On a certes moins l’habitude, ou perdu cette habitude, de lire ces propos dans nos cultures. Au lieu d’être lues trop vite, et trop rapidement mises sur le compte d’un quelconque idéalisme, ces représentations ne devraient-elles pas être interrogées : que peuvent au juste les vibrations sonores qui nous traversent, sur nos corps, dans nos têtes, dans nos existences ? Dans la (re)construction de notre individualité et la transformation de nos sociétés ? Le monde commence-t-il à changer par là ?


*Paul Robeson « Balm in Gilead » Live At Carnegie Hall, 1958 : https://youtu.be/fyuEIkmLFK4

discussion

February 12 – 5h30 pm
THÉÂTRE ANTOINE VITEZ – SCENE d’IVRY
“There is a Balm in Gilead*” or “La musique comme baume ?”
Discussion moderated by anthropologist Alexandre Pierrepont, recorded in public and broadcast as a podcast on La Plateforme.
The artist Moor Mother recently confided to the newspaper Libération about her latest solo album: “I believe in the power of sound and I’m trying to do something, to build something. For me, this album has soothing, healing virtues, I hope that people will be able to tune in to that.” These words obviously refer to Albert Ayler’s famous “Music is the healing force of the universe,” but there are so many other musicians who have testified to the mysterious powers of music… We are certainly less used to, or have lost the habit altogether, of reading these words in our cultures. Instead of being read too quickly, and too hastily put on the account of some idealism, shouldn’t these representations be questioned : what exactly can the sound vibrations that flow through us, on our bodies, in our heads, in our existences? In the (re)construction of our individuality and the transformation of our societies? Is it there that the world starts to change?

*Paul Robeson « Balm in Gilead » Live At Carnegie Hall, 1958 : https://youtu.be/fyuEIkmLFK4

← RETOUR À L’AGENDA