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samedi 25 janvier
20h30
Réserver
Tarifs
23€ (TP) / 14€ (Abonné Sons d’hiver, moins de 30 ans) / 11€ (Intermittent, demandeur d’emploi, étudiant)
Paris 14e
Théâtre de la Cité internationale
17, boulevard Jourdan - 75014 Paris
Tel
01 43 13 50 50
http://www.theatredelacite.com

Métro : ligne 4, arrêt Porte d’Orléans.
RER B : arrêt Cité Universitaire.
TRAM T3A : arrêt Cité Universitaire.

ELEKTRO HAFIZ

Demir Kerem Atay - saz électrique, électronique, voix | Tobias Kreusler - synthétiseur, claviers | Onur Öztürk - batterie, voix

Un pléonasme, la Turkish Psychedelica Night ? C’est possible, à voir ce qu’une ville comme Istanbul affiche de diversité et de bouillonnements. Le line-up de cette soirée le prouve assez vite. La sono globale remuée par les assauts psych’n’roots d’Elektro Hafiz, montre que le psychédélisme turc sait frapper fort. Et délicieusement bien. Demir Kerem Atay aka Elektro Hafiz, musicien et stambouliote pur sucre, est au moins aussi familier de la transe et des volutes rythmiques que le bleu peut l’être des mosaïques de Sainte-Sophie. Son parcours rejoindrait, jusque dans ses obsessions de remix dubs celui d’un auguste prédécesseur comme Joe Strummer. Politique, résolument partageur. Chez Hafiz, les styles musicaux s’exposent comme des Turkish delights dans une confiserie du quartier Taksim. Variés, contradictoires et parfaitement fondants.

Elektro Hafiz - Günahkar Helvasi (Elektro Hafiz)

BABA ZULA feat. MAD PROFESSOR

Osman Murat Ertel - saz électrique, voix, électronique | Mehmet Levent Akman - électronique, percussions | Ümit Adakale - percussions, darbuka | Periklis Tsoukalas - oud électrique, voix + Mad Professor - platines, électronique

Delightfull, itou, les assauts dancefloor et chamaniques de BaBa ZuLa. Le son de ces légendes du dub oriental, qui alignent à eux quatre 20 ans de musique électronique, a déjà fait régulièrement frémir les rives du Bosphore et d’ailleurs, en fusionnant la noise, l’électro, les instruments traditionnels turcs avec un jolie dose de rébellion. Peu de groupes peuvent associer, avec une telle réussite, cuillères en bois et patchs électroniques, saz électrifié et oud trahi sans être voués aux gémonies par les gardiens du temple de la lutherie. Furieusement portés sur les visuels futuristes et sur les spectacles fagotés comme ceux des sixties, les concerts de BaBa ZuLa savent mettre en vedette danseuses du ventre, costumes cousus de fil blanc, scansions poétisées le poing levé. De l’hypnose toujours espiègle mais jamais fallacieuse.

Baba Zula - Port Pass (Derin Derin)
 
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