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Jeudi 8 février • 20h
Le Hangar • Ivry-sur-Seine

Polyphonie - Palimpseste, 2017 - Fabienne Verdier

Billie Brelok

Billie Brelok • voix
Junkaz Lou
• platines
Dan Amozig
• guitare, trompette
Emmanuel Camy 
• basse

Billie’s night, part 1. Cheap et pas cher, le rap de Billie Brelok ? Attention aux faux amis. Les seules breloques, qu’on pourrait retenir, seraient celles qui pendent aux oreilles de la rappeuse franco-péruvienne, breloques doublées de tresses et de lunettes. « j’playback ma propre satire », rappe-t-elle. Féministe et tranchant, le rap de Billie s’attire les foudres et sature son monde de bâtardise revendiquée. La native de Nanterre passe du français à l’espagnol avec une aisance saisissante, détaillant une poésie en torche, sournoise et dense, pleine de punchlines mal éteintes. C’est souple, c’est speed, c’est explosif. Il parait que Billie Brelok (f)rappe parce qu’elle n’arrive pas à dormir. Son flow, hanté et pincé, a de quoi alimenter pas mal de vos nuits blanches.

ENGLISH VERSION : Night of the Trillbillies, Part 1. Franco-Peruvian rapper Billie Brelok was born and bred in Nanterre, outside Paris. The bespectacled and braided rapperess rhymes with the best of ’em and has an implacable flow. “I playback my own satire,” she says. A true sign she has the gift of gag. Fiercely feminist, Billie’s rap is also fearless. She calls her own self a bastard. And she moves from French to Spanish with astonishing ease. Her verbal firepower burns off any superfluous word or feeling. All that remains is a dense, sneaky haiku, full of smoldering punchlines. It’s supple, speedy, and explosive. Apparently, Billie Brelok raps because she’s an insomniac. Next time you can’t get any shut-eye, give Billie’s YouTube a try.

Polyphonie - Palimpseste, 2017 - Fabienne Verdier

Billy Woods

Billy Woods • voix, laptop

Soirée des Billy’s, part 2. C’est d’un bois dont se chauffe Billy Woods, un bois aux racines multiples et aux branches qui se finissent par des cocktails Molotov. Incendiaire, le flow du rappeur de Washington DC. Du genre à balancer des éclairs indélébiles dans un ciel noirci de tempêtes. Des éclairs venus des heures soul et jazz, chipés aux disques conçus avec Moor Mother ou Armand Hammer, des éclairs éclatants dans l’urgence. Billy Woods laboure le terrain du game rap avec des spirales de trashtalk, puissant mélange d’humour racial, de weed rap et de pop-culture. Chaque concert est une plongée en apnée dans un monde proche de l’implosion. Réjouissant et très utile.

  En février 2024 : Entretien croisé avec Billie Brelok et Billy Woods par Mike Ladd.

La Plateforme, multimedia du festival

ENGLISH VERSION : Night of the Trillbillies, Part 2. This is wood with its roots in Jamaica and Zimbabwe, wood from a tree with branches that bear Molotov cocktails. The rapper from DC has a flow that’s explosive. It sends bolts of lightning into a storm-darkened sky, dazzling the listener. Hours of soul and jazz sampled from disks created with Moor Mother and Armand Hammer have given rise to the incendiary brew, set alight by the state of emergency. Billy woods occupies the turf with dirty dozens, spirals of trash talk, that powerful mixture of Black humor, weed rap, and pop culture. Each concert is a free dive into a world on the brink of implosion.

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